Les violences conjugales demeurent un problème majeur de santé publique. Les professionnels de santé jouent un rôle central dans leur repérage, notamment pendant la grossesse.
Les violences conjugales
219 000 femmes
1 femme sur 10
1 sur 5
102 femmes tuées
Les violences peuvent prendre différentes formes :
Violences physiques
Violences sexuelles
Violences verbales
Violences psychologiques
Violences en ligne (cyberviolences)
Violences économiques et administratives
Comprendre
Comprendre le mécanisme des violences conjugales
Tension
Reconciliation
Crise
Justification
Au début de la relation, le partenaire ne se montre généralement pas violent ; il apparaît au contraire bienveillant et attentif. Peu à peu, un mécanisme de contrôle coercitif s’installe, structuré autour d’un cycle qui se répète en quatre temps : une montée de tension, une phase de crise, suivies d’une justification, puis d’une réconciliation. Les deux premières étapes servent à instaurer et consolider son emprise, tandis que les deux suivantes contribuent à maintenir l’autre partenaire dans la relation.
Les règles et restrictions du partenaire, comme le fait de géolocaliser en permanence sa partenaire, s’appliquent néanmoins à toutes les phases du cycle.
Quitter une relation violente est un processus long et complexe, surtout en présence d’enfants, et peut nécessiter plusieurs tentatives.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce maintien dans la relation : espoir de changement du partenaire, peur concernant les enfants, menaces ou violences, culpabilité, dépendance économique, faible estime de soi, peur du jugement, isolement social, dépendance liée à un handicap ou méconnaissance des droits et recours…
- Il peut être difficile de savoir comment réagir à sa souffrance, à son ambivalence ou à son sentiment d’impuissance.
Voici quelques repères utiles pour soutenir une victime de violence conjugale :
– Avoir une écoute empathique, sans aucun jugement ;
– Tenter de comprendre ses peurs, ses doutes, sa culpabilité ou sa honte ; éviter de la blâmer ou de la juger ;
– L’aider à exprimer ce qu’elle ressent en validant et en considérant comme normales ses réactions, ses émotions et ses sentiments ;
– Rompre son isolement et maintenir un lien avec elle, même si l’agresseur fait tout pour l’isoler. Ne pas parler contre l’agresseur ;
– En tout temps, respecter ses choix et son rythme. Lui donner le temps de prendre ses propres décisions ;
– L’informer et l’aider à trouver des ressources si elle le demande.
- Si vous ne vous sentez pas en capacité de prendre en charge la situation, n’hésitez pas à adresser la victime dans un service spécialisé ou un autre professionnel.
- Pour rappel, la confidentialité s’impose concernant la situation de la victime, y compris si vous accompagnez d’autres membres de sa famille
Signes et facteurs
Signes d'alerte et facteurs de risque
Professionnel de santé
Rôle du professionnel de santé
Conformément aux recommandations de la HAS, un dépistage systématique des violences doit être proposé en consultation. Nous avons fait le choix de l’auto-questionnaire pour les raisons suivantes :
- Évite les maladresses ou biais du professionnel — questions standardisées et neutres.
- Laisse au patient la liberté de répondre à son rythme, sans pression directe.
- Systématise le dépistage et garantit une homogénéité entre professionnels.
- Bonne reproductibilité — mêmes questions dans tous les contextes.
- Bonne acceptabilité : taux de réponse élevés et retours positifs des patients.
- Outils WAST, HITS ou AAS : sensibilité souvent supérieure à 90 % (Santé Publique France ; INSPQ ; Rabin et al., 2009).
- L’envoyer en ligne par le logiciel de prise de rendez-vous, transféré dans le dossier par les secrétaires à l’arrivée.
- Les secrétaires le remettent à l’accueil, rempli en salle d’attente puis scanné dans le logiciel métier.
- Dans tous les cas, notifier/taguer dans votre logiciel que le document est rempli, avec mention particulière si une situation de violences est révélée.

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Prise en charge globale combinant accompagnement médical, psychologique, social et juridique selon les besoins de chaque patiente.
Contactez le RSPP : contact@rspp.fr — en savoir plus
Réunions pluri-professionnelles mensuelles réunissant gynécologues, sages-femmes, pédiatres, psychologues, travailleurs sociaux et professionnels de la PMI.
- Police : 17
- Si parler est impossible : SMS au 114
- Tchat sécurisé : service-public.fr/cmi
- Elle a le droit de quitter le domicile conjugal avec ses enfants, sans autorisation préalable. Il est recommandé d’informer les forces de l’ordre.
- Informer sur les dispositifs : association HAFB, 115
- Si aucun hébergement n’est accessible : proposer une hospitalisation de protection via les urgences.
Situations graves nécessitant une protection judiciaire sans délai.
Mineurs en danger ne nécessitant pas d’action en urgence.
À compléter selon votre tribunal de rattachement.
Le tribunal destinataire peut être celui du lieu de l’agression ou de résidence de la victime.
19e arrondissement : parquet05.tj-paris@justice.fr
Autre arrondissement : consulter l’annuaire des tribunaux
Parvis du Tribunal de Paris
75859 PARIS CEDEX 17
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Un outil complet pour orienter et informer vos patient.e.s
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